Ori Lévin


– GIRLS : En équilibre sur la fine pointe de l’instant, 4 février – 29 mars 2016 – Galerie Metropolis

– Rewind your life (2015)

– Loop Video Art Fair, Barcelone, Juin 2014

– L’appartement d’un collectionneur – Guest (2012) – Galerie Metropolis

– Solo exhibitions include “Staircase Wit”, The Haifa Museum of Art (2012) and “Tit for Tat”, KAYMA Gallery, Jaffa (2011).

– Group exhibitions include “Practice Makes Perfect”, Tavi Art Gallery, Tel-Aviv (2012).

– “Sleeping in Our Beds”, Artstation Gallery Tel-Aviv (2012)

– “What is Interpreting Tradition”? Nachum Gutman Museum of Art (2011), Tel Aviv;

– Fresh Paint 4 – Contemporary Art Fair, Tel-Aviv (2010)

– “It was only after that I read the text”, Alfred Gallery, Tel-Aviv.

Ori Lévin, né en 1982

vit et travaille à Tel Aviv

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Ori Lévin – Artist paper

Ori Lévin – Exhibition text


Ori Levin questionne la construction mentale du récit à travers la perception visuelle

Les cinq œuvres vidéo montrées à la galerie, auto- mises en scène tournées à la manière d’un bricolage dans le quotidien ordinaire de l’artiste, sont une suite de chroniques de l’absurde d’une drôlerie implacable.

L’écriture cinématographique d’Ori Levin, ici en forme de sketch burlesques muets, construit et démolit avec des images fixes et des séquences animées, la logique subjective des éléments narratifs .

Dans une de ses vidéos elle s’attache à démonter le système narratif du genre « cinéma catastrophe » avec la fiction d’une péripétie au sens grec : qui tombe sur.

Elle filme un plan de piano suspendu, déroule son ombre au sol et s’installe sur un banc pour lire un journal, des gens ordinaires passent, indifférents…

Le spectateur comprend les éléments visuels comme un drame tragique en train de se jouer, le pathos est paroxystique : la chute du piano va écraser le héros ignorant de son tragique destin. Tout est illusion, mise en scène, trucage, cadrage, montage.

Le piano est une petite maquette dessinée placée devant la caméra, l’ombre du piano est un tapis, le personnage principal est juste placé à l’arrière du cadre.
L’histoire de la catastrophe n’est qu’une suite de plans de montage qui s’ordonnent et se juxtaposent dans le temps du récit.

Le mouvement ne raconte pas autre chose que lui même et l’enchainement des images crée un sens intrinsèque.

Le cinéma est une illusion . Les émotions du spectateur sont dictées par le réalisateur autant par les scènes montrées que par le langage cinématographique fait d’images fixes, de montage, de mouvements de caméra et autres astuces de vocabulaire.

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Ori Levin was born in Jerusalem in 1982. She graduated from the Film and Television department in The Tel Aviv University MAGNA CUM LAUDE (with distinction) [M.A, 2009-2011] and from the Bezalel Academy of Arts and Design [M.F.A, 2010-2012].

Solo exhibitions include “Staircase Wit”, The Haifa Museum of Art (2012) and “Tit for Tat”, KAYMA Gallery, Jaffa (2011).

Group exhibitions include “Practice Makes Perfect”, Tavi Art Gallery, Tel-Aviv (2012).

“Sleeping in Our Beds”, Artstation Gallery Tel-Aviv (2012), “What is Interpreting Tradition”? Nachum Gutman Museum of Art (2011), Tel Aviv; Fresh Paint 4 – Contemporary Art Fair, Tel-Aviv (2010) and “It was only after that I read the text”, Alfred Gallery, Tel-Aviv.

Levin has received grants from the American-Israel Cultural Foundation and the Art department of Tel Aviv University.

Levin teaches Video Art and Film Theory at Tel Aviv University and Memory, Trauma and Fantasy in American Cinema in the Open University.

MGV.