Exposition « General Works » – Delphine Gigoux-Martin

En résonnance avec son exposition personnelle au Musée de la Chasse et de la Nature « Comment déguster un phénix »
22 octobre 2014 / 31 décembre 2015

Delphine Gigoux-Martin est une artiste plasticienne française née en 1972.

Delphine Gigoux-Martin utilise la figure de l’animal à la manière d’une fable décalée. Elle imagine, modélise et dessine des situations d’antagonismes merveilleusement absurdes. Elle fait coexister la part affective, esthétique, symbolique des animaux dans les rêves des hommes avec leur réalité vitale de nourriture consommée.
La base du travail de Delphine Gigoux-Martin est la simplicité virtuose du dessin au fusain qu’elle pratique dans et en dehors du format traditionnel de la feuille de papier. L’espace spectaculaire des wall drawing la passionne autant que le mouvement des dessins animés à la main, image après image, ou la non-matière des dessins d’ombre… sans limites…
Dans le même temps, elle travaille aussi des pièces petites et intimes comme les dessins sur photographies… ou sur papier.
Souvent elle superpose à son trait d’autres techniques de représentation : des sculptures de porcelaine, de verre ou de taxidermie inscrivent leur volume en ombres chinoises, d’une immatérialité dense, dans le faisceau des projecteurs vidéo de ses dessins animés.

La percussion narrative des œuvres de Delphine Gigoux-Martin est renforcée par l’harmonie formelle des pièces toujours faites d’élégante simplicité et de délicatesse aigüe.
Toute la place est laissée à l’émerveillement devant la fantaisie des images et la jouissance des niveaux de lecture.
L’exposition « General Works » présente l’ensemble de son travail.

« Comment déguster un phénix »
Musée de la Chasse et de la Nature, 62 rue des Archives 75003 Paris
Dans certaines vitrines du musée, des terrines zoomorphiques en céramique du XVIIIe siècle étonnent les visiteurs. On est surpris par ces têtes de sanglier, de cerf ou de biche dont la calotte crânienne se soulève, par ces pigeons, ces cailles et ces lapins à couvercle…
Destinée à contenir les ragoûts, cette étrange vaisselle témoigne d’un changement dans l’esthétique des tables européennes encore inspirée des festins médiévaux. Elle est déjà tentée par une forme d’abstraction.
À rebours de cette tendance à la désincarnation, Delphine Gigoux-Martin installe un solide taureau espagnol naturalisé dans le musée. L’animal, soigneusement évidé, contient tous les ustensiles nécessaires à un festin servi à même la carcasse. Au chef Yves Camdeborde est confié le soin de confectionner les mets qui seront proposés au public au cours de performances-dînatoires inédites.
L’exposition est réalisée en collaboration avec la galerie Metropolis qui représente l’artiste.

« Le Festin du Phénix » / La performance dinatoire

Les performances sont des festins de rêve, scénarisés par l’artiste : ambiance de conte de fée, projections vidéo de dessins au fusain animés, taureau buffet, vaisselle sculptures.
Les plats servis sont des créations culinaires inédites du chef Yves Camdeborde, en accord avec le propos de l’artiste.
Le film de la performance est projeté pendant toute l’exposition.

Sandra Mulliez (SAM Art Project) et Jenifer Flay (directrice FIAC) sont les marraines de l’événement.
Cette installation bénéficie du soutien de la FNAGP, Hôtel Salomon de Rothschild, Paris.

Delphine Gigoux-Martin uses the figure of the animal as a staggered fable.
The artist’s works are in the form of an elegant simplicity and a cruel delicacy.
« General Works » shows all the types of works she uses : charcoal drawings, glass and taxidermy sculptures, animated films.
The show is jointed to the artist solo exhibition « Comment déguster un phénix » in Musée de la Chasse et de la Nature, Paris.