Exposition « L’échapée » – Aurélie Haberey

8 septembre – 20 octobre 2012

 

Mon travail se construit très souvent à partir d’images, de rêveries, de choses qui m’échappent.

C’est un mélange de sensations et de réflexions qui oscillent entre intime et recherche formelle.

Je m’interroge principalement sur la représentation, l’incertitude d’une image, les habitudes visuelles et l’inscription de l’individu dans son environnement.

Mes images se situent entre théâtre et intériorité, entre présence et apparition.

Je construis une iconographie essentiellement, à partir de corps, de motifs et de fragments.

Je m’intéresse par ailleurs à l’illusion, la manifestation du mystère et la dissimulation. Je dévoile peu mes intentions et tente de placer le spectateur dans une situation abstraite. J’aime l’idée de rendre l’image instable, imprécise et d’assombrir le regard du spectateur afin de faire vaciller quelque peu sa perception.

 

« Rendre l’homme à sa propre imagination, donc à sa propre humanité ».

Extrait du livre La Trame cachée d’Edward Bond.

 

Dans L’échappée, il est question de passages, de percées, d’ouvertures, de ruptures (spatiale et temporelle), d’instants suspendus et d’endroits incertains.

Il s’agit ici de jouer avec l’espace physique de la galerie et de l’inciser par des images-surfaces.

C’est la question sans cesse posée et renouvelée de l’acte de regarder et de l’expérience visuelle.

Voir au delà du visible.

 

Aurélie Haberey.