Exposition « Nerf de boeuf » – Robert Combas

 

2005

 

LES TABLEAUX DE VERRES BRISÉS

Robert COMBAS met sa peinture à distance derrière une vitre. Il brise le verre. Transgression. Les impacts composent de nouvelles formes. Robert COMBAS les rassemble dans de nouveaux espaces. Robert COMBAS éclate les limites du genre. Les dogmes sont balayés. Le verre de protection devient représentation. Le « sous verre » classiquement réservé aux reproductions est une œuvre magique. La peinture est partout : sur l’image, sur les fragments brisés, sur les vitres intactes, sur les cadres… Les figures se mélangent dans les profondeurs multipliées du support.

 

LES TABLEAUX SOUS VERRE

Des travaux à l’atelier

Quatre vasistas déposés
Quatre tableaux fenêtre

Robert COMBAS traite ces objets comme quatre toiles sur châssis format paysage. La peinture recouvre le verre. Les fixations originelles font fonction de cadre. Pour transformer le spectateur en voyeur, Robert COMBAS peint derrière la vitre, sous le verre. Les tableaux sont de vraies fenêtres. On regarde la peinture à travers la transparence du verre comme on regarde le monde derrière ses carreaux. Les scènes sont de l’autre coté sous la surface du tableau. C’est l’envers de la peinture de Robert COMBAS qui devient l’endroit. Véritable vertige de virtuosité.

 

LE TABLEAU NOIR

Une seule peinture sans verre. Une peinture presque toute noire. On ne la lit qu’a travers les différences de brillance et de volume du trait. La peinture est une affaire d’iconographie. Un tableau noir reste un paradoxe.

Dans cette exposition, les rites formels de la peinture volent en éclats : vitres brisées, transgressions, éclatements, recollages, fragmentations de la figure.

On trouve pêle-mêle les questions d’iconographies, de support, de sacré,de grotesque, d’image de la vie réelle. Robert COMBAS dans un geste brise et rassemble. il nous montre ses nouveaux décors pour regarder l’histoire du monde.

 

MGV