« Unidentified Space Station » – Thomas Léon

5 septembre – 25 octobre 2015

Thomas Léon, Unidentified Space Station

Trois rêves de chair et de béton – Trailer – 2015 from Thomas Leon on Vimeo.

Formspiels



« Les nouvelles tours illuminaient l’horizon de promesses ravageuses, les fenêtres étaient toutes éclairées de promesses d’amour et d’affection »

Thomas Léon utilise l’architecture comme métaphore philosophique et miroir de la réalité complexe du monde. Son travail d’installations vidéo sonores, s’oriente aujourd’hui conjointement vers un médium nouveau pour lui, le dessin.

Espace 1 : Grands dessins

Les grands fusains, montrés pour la première fois, sont des combinaisons dynamiques et spectaculaires de paradigmes urbains.
Thomas Léon « déjoue, joue, glisse* » les dessins d’architectes pour déstabiliser, fissurer, déplacer des modèles explicitement ou invisiblement idéologiques.
Dans l’espace clos de la feuille, le trait maîtrisé, l’existence simultanée des archétypes urbains et la logique de discontinuité produisent un flash de rythmes cinétiques.
* Jacques Derrida, L’Écriture et la Différence, 1967.

Vidéo-room / souplex : Trois rêves de chair et de béton (installation vidéo et sonore, 22’ 18 en boucle)

Les œuvres vidéo de Thomas Léon déjouent les règles de construction du récit linéaire. Le spectateur est immergé dans une fragmentation/dissolution de sensations visuelles et acoustiques.
Trois rêves de chair et de béton est une méditation suspendue, un souvenir au futur antérieur.
Ici, Thomas Léon réalise une œuvre qui mixe ses variations sur les « formspiels » d’Hermann Finsterlin* (1924), sa vision de « l’arithmétique occulte » de la musique de Debussy et le principe de l’universalité charnelle des corps.
* Hermann Finsterlin (1887-1973), architecte expressionniste allemand dont l’œuvre trouve un écho dans les réalisations contemporaines de Frank Gehry ou Zaha Hadid.


Thomas Léon, Unidentified Space Station

Thomas Léon uses the architecture as a post-modernist metaphor for our modern world. He makes video installations and for this show, he plays with paper drawings, a new experience for him.

Area 1: Oversize charcoals

Oversize charcoals are spectacular and dynamic combinations of urban paradigms.
Behind architecture ideological standards, Thomas Leon «déjoue, joue, glisse* » to destabilize, crack and move the patterns.
The simultaneous existence of urban archetypes and the discontinuity logic in the motionless pictures produce a flash kinetic rhythm feeling.
* Jacques Derrida, The Writing and Difference, 1967.

Video-room / souplex: Three dreams of flesh and concrete (video and sound installation, 22 ’18 loop)

Thomas Leon’s video thwarts the traditional narrative construction. Fragmentation / dissolution of visual and acoustic sensations is the play rule.
Three dreams of flesh and concrete is a suspended meditation, a memory of the future. Thomas Leon mixes the universality of the carnal body dogma with his own variations on Hermann Finsterlin « formspiels »* (1924) and his private version of Debussy’s music (« l’arithmétique occulte »).
* Hermann Finsterlin (1887-1973), architect. German expressionist movement. He played a major influence on Frank Gehry or Zaha Hadid…

Marie Guilhot- Voyant